Croissance démographique

À bien des égards, le développement de Bytown a été planifié selon le modèle hippodamien (quadrillé), couramment utilisé dans la société européenne de l‘époque. La ligne du canal séparait la haute ville et de la basse ville et deviendra rapidement une frontière physique – autant que sociale, religieuse et politique – entre deux classes de colons. Le secteur de la haute ville, qui était alors densément boisé, sera aménagé en premier. C’est là, sur des terrains secs et surélevés, que s’installeront les immigrants anglais et écossais les plus prospères. Le secteur de la basse ville, alors recouvert d’un marais à cèdres, sera aménagé plus tard, une fois amorcée la construction du canal. C’est là que s’installeront les ouvriers et les immigrants, en particulier les Irlandais et les Canadiens français, avec leurs familles. Contrairement aux habitants de la haute ville, les résidents de la basse ville pouvaient seulement louer leur terre. Et comme le droit de vote n‘était accordé qu’aux propriétaires fonciers, cette décision de zonage empêchait les ouvriers de prendre part aux décisions municipales

Points d'intérêt

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[Source: “Upper Bytown [Ottawa, ON] boundaries as marked on the ground and laid agreeably to the M. G. & Board’s order”, 1850, Bibliothèque et Archives Canada, 77803/9 CA, NMC [non indiqué].; Ville d’Ottawa, Canada West (Upper Town). Edwin Whitefield, fonds Charles Berkeley Powell. Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition R11188-2, C-000601.; Wellington Street near Bank Street, Ottawa. Fonds C. Sedley, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1992-675-2, C-001548.; “L’expansion de la haute ville” [Animation]. Dr. Stephen Fai. Carleton Immersive Media Studio. 2012.]

Durée: 59 secondes
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L’expansion de la haute ville

Après que le lieutenant-colonel John By eut terminé d’arpenter la haute ville et de diviser les lots à l’aide de poteaux et de piquets, les familles qui jouissaient d’un certain prestige – et des moyens de construire une maison et d’aménager leur terrain – firent rapidement l’acquisition de lots. Situés légèrement en hauteur et à l’ouest du canal projeté, ces lots étaient plus grands et considérés comme plus sains parce qu’ils étaient sur des sols secs, et donc plus attrayants pour les colons.

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Tableau représentant la rue Wellington, haute ville de BytownEnlarge

[Source: View of Wellington Street, Upper Bytown [1845]. Fonds Thomas Burrowes. Archives publiques de l’Ontario, C 1-0-0-0-10.]

Vue de la haute ville

La population de la haute ville, qui était à l’image de la haute société anglaise de l‘époque, était en majorité protestante. Une église presbytérienne sur la rue Wellington et une chapelle méthodiste furent construites rapidement pour desservir la communauté en plein essor. Les premiers bâtiments étaient surtout en pierre et en brique, reflet de la prospérité économique des résidents de la haute ville.

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[Source: Donald Kennedy, “Plan of Bytown with its limits shewing the exact situation of every street & lot”, 1842, Bibliothèque et Archives Canada, S/440/Ottawa/1842, NMC 19056.; “Le développement de la basse ville” [Animation]. Dr. Stephen Fai. Carleton Immersive Media Studio. 2012.; Ottawa City, Canada West, (Lower Town) from Government Hill, looking down the Ottawa River and showing the locks of the Rideau Canal. Edwin Whitefield, fonds Charles Berkeley Powell, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition R11188-1, C-000600.]

Durée: 50 secondes
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Le développement de la basse ville

Située un peu plus bas et à l’est du futur canal, la basse ville (aujourd’hui le marché By au centre-ville d’Ottawa) n‘était qu’un indésirable marais à cèdres jusqu’au début de la construction du canal en 1826. Compte tenu de la nécessité de construire des routes et des habitations pour les travailleurs, on procéda alors au drainage et à l’arpentage de ces terres. Une fois aménagé, le quartier fut peuplé par un grand nombre de fervents catholiques, pour la plupart d’origine canadienne-française et irlandaise, ce qui explique la construction rapide de la splendide basilique Notre-Dame. L’influence catholique transparaît également dans les noms de rues (St. Patrick, St. Andrew, St. Joseph), et l’avenue Guigues est un hommage au premier évêque catholique d’Ottawa (de 1847 à 1874). Comme la plupart des maisons d’origine étaient construites en bois, elles se sont détériorées avec le temps ou elles ont été la proie des flammes. Il fallut attendre 1843, année où les habitants de la basse ville furent autorisés à acheter leurs maisons, pour que les habitants commencent à investir dans des matériaux de construction plus durables.

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Carte de la basse ville de Bytown vue de la rive est du Deep CutEnlarge

[Source: Lower Bytown from the East Bank of the Deep Cut, Rideau [1845]. Fonds Thomas Burrowes. Archives publiques de l’Ontario, C 1-0-0-0-12.]

La basse ville comme centre commercial

La construction du canal a contribué au développement de la basse ville comme centre commercial. En bas des écluses, du côté est, un chemin piétonnier partait du débarcadère des bateaux à vapeur (aussi connu sous le nom de « quai du choléra ») et permettait aux marchands d’aller livrer leurs marchandises aux commerçants de la rue Sussex. Le large bassin en haut des écluses permettait aux bateaux de décharger aussi leurs marchandises commerciales, ce qui procurait d’autres revenus aux entreprises fondées par les habitants de la basse ville. En 1841, Bytown dépassait les 3 000 âmes et comptait 38 boutiques de marchands. La basse ville, au cœur de l’actuel marché By, demeure encore aujourd’hui un important quartier commercial d’Ottawa.

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