Les autorités locales

Comme toute jeune ville peuplée de nouveaux habitants en situation de transition, Bytown s’est développée lentement, non seulement sur le plan architectural, mais aussi sur le plan social et culturel. Ses habitants provenaient de différents endroits et de différents milieux, et ils n’avaient pas tous la même vision de ce que leur ville d’accueil devrait être. L’avènement d’institutions sociales comme des hôpitaux, des églises et des écoles aidera beaucoup à créer un sentiment d’appartenance et un esprit de communauté à un moment où beaucoup de gens se sentaient isolés socialement et dépassés par le changement. Parmi les autres organismes et sociétés qui apparaîtront durant la première moitié du XIXe siècle, mentionnons l’Institut Canadien Français, Friends of Ireland, la Bytown Benevolent Society, l’Ottawa Mechanics Institute, l’Ottawa Valley Lumber Association et les Sœurs de la Charité. Ces organismes apporteront du soutien et de l’encadrement aux nouveaux travailleurs immigrants et à leurs familles, et s’en feront les défenseurs en temps de besoin.

Points d'intérêt

Photographie de la Maison mère des Sœurs Grises de la CroixEnlarge

[Source: Maison mère 1885 3, Archives des Sœurs de la Charité d’Ottawa.]

Premier hôpital non confessionnel de Bytown

C’est en juillet 1846 que Mère Bruyère adressa une pétition au marquis d’Anglesey, chef d‘état-major des armées britanniques, pour obtenir un terrain et une subvention pour construire un hôpital non confessionnel à Bytown. L‘édifice que l’on voit ici succédera au modeste bâtiment du 167, rue St. Patrick dans la basse ville. Bien que la Maison mère des Sœurs Grises de la Croix fût établie en 1845, cette photo montre l’hôpital tel qu’il était en 1885. Cet hôpital existe encore aujourd’hui, à l’angle des rues Sussex et Bruyère, à quelques pâtés de maisons au nord du marché By d’Ottawa.

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[Source: Fonds Daniel O’Connor, MG24-I107, Bibliothèque et Archives Canada, numéro MIKAN 98813.]

Durée: 40 secondes
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L’organisme Friends of Ireland

Dans les débuts de Bytown, Daniel O’Connor, un citoyen irlandais bien en vue, fonda Friends of Ireland (FOI). Cet organisme apporta à la population irlandaise de Bytown un accompagnement et un esprit de camaraderie dont elle avait grand besoin à force de se faire constamment persécuter par les autres habitants. Ce document parle des inquiétudes de FOI à l‘égard des opprimés qui vivent toujours en Irlande et explique que les membres de l’organisme sont réunis à Bytown « pour la cause de l’humanité, la cause de la liberté civile et religieuse, la cause pour laquelle résonnent les cris du monde entier ».

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[Source: Fonds Daniel O’Connor, MG24-I107, Bibliothèque et Archives Canada, numéro MIKAN 98813.]

Durée: 47 secondes
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Les Sœurs de la Charité

Dans cette lettre datée du 15 décembre 1847, Daniel O’Connor, en sa qualité de président du Bureau de santé, justifie sa décision d’avoir voté contre la rémunération des Sœurs de la Charité. S’adressant à ses concitoyens de Bytown, O’Connor explique pourquoi il juge que c’est à l‘Émigration et non au Bureau de santé de financer les Sœurs de la Charité et se défend d’avoir en quelque sorte abandonné sa « catholicité » dans cette affaire.

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Photographie des hommes posant devant la caserne de pompiers no 2 à Bytown Enlarge

[Source: Fire Station, No. 2 Ottawa, Ont. William James Topley, Topley Series TXD, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1936-270 NPC, PA-012637.]

Le premier corps de pompiers de la basse ville

Les incendies semaient beaucoup d‘émoi et faisaient de grands ravages dans les débuts de Bytown. Deux jours après un incendie particulièrement tragique dans le marché, les habitants de la basse ville convoquèrent une assemblée pour discuter de l’achat d’une autopompe et la création d’un petit service d’incendie pour prévenir d’autres catastrophes. Une somme de 60 livres fut amassée en guise de mise de fonds pour l’achat du véhicule spécialisé, qui fut acheté de l’Alliance British and Foreign Life Assurance Company à Londres. En novembre 1837, l’autopompe fut mise à l’essai à Montréal puis livrée aux habitants de la basse ville. Fondé dans la basse ville à l’hiver 1837, le corps de pompiers se composait surtout d’anciens militaires, qui préféraient de loin lutter contre le feu plutôt que de lutter contre les indomptables et souvent violents Shiners. Cette photographie fut prise beaucoup plus tard, à une époque où Bytown s‘était dotée de vraies casernes de pompiers.

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Bytown : une ville tumultueuse» Introduction«