Basse ville

Située à l’est de la vallée d’accès, la basse ville était le lieu de résidence des habitants les plus pauvres de Bytown. Ceux-ci formaient la majorité des travailleurs du canal, et beaucoup étaient des immigrants nouvellement arrivés au Haut-Canada. Luttant pour des emplois peu rémunérés, de nombreux habitants de la basse ville vivaient dans des maisons de fortune et de petites baraques en bois, car c’est tout ce qu’ils avaient les moyens de se payer. Les piètres conditions de vie et les problèmes d’alcoolisme des travailleurs provoquaient souvent des flambées de violence de ce côté du pont des Sapeurs.

Points d'intérêt

Dessin satirique de la dure réalité des hivers canadiens pour les nouveaux immigrantsEnlarge

[Source: The Emigrants’ Welcome to Canada. J. Cruikshank, collection d’oeuvres canadiennes de W.H. Coverdale, collection du Manoir Richelieu, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1970-188-2056, C-041067.]

L’accueil des émigrants au Canada

La plupart des travailleurs irlandais arrivaient au Canada avec des vêtements terriblement inappropriés pour le climat. L’arpenteur John MacTaggart avait remarqué qu’ils portaient souvent « des culottes qui s’arrêtent aux genoux et des bas ». Cet accoutrement rendait les Irlandais faciles à distinguer des Canadiens français et des Britanniques, qui portaient souvent des chemises de laine, des vestes, des manteaux, des mitaines, des chapeaux et de bonnes bottes. L’illustration ci-dessus, intitulée The Emigrants’ Welcome to Canada (l’accueil des émigrants au Canada) et publiée à Londres, en Angleterre, par O. Hodgson, fait la satire des rigueurs de l’hiver au Canada.

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[Source: Donald Kennedy, “Plan of Bytown with its limits shewing the exact situation of every street & lot”, 1842, Bibliothèque et Archives Canada, S/440/Ottawa/1842, NMC 19056.; “Le développement de la basse ville” [Animation]. Dr. Stephen Fai. Carleton Immersive Media Studio. 2012.; Ottawa City, Canada West, (Lower Town) from Government Hill, looking down the Ottawa River and showing the locks of the Rideau Canal. Edwin Whitefield, fonds Charles Berkeley Powell, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition R11188-1, C-000600.]

Durée: 50 secondes
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Le développement de la basse ville

Située un peu plus bas et à l’est du futur canal, la basse ville (aujourd’hui le marché By au centre-ville d’Ottawa) n‘était qu’un indésirable marais à cèdres jusqu’au début de la construction du canal en 1826. Compte tenu de la nécessité de construire des routes et des habitations pour les travailleurs, on procéda alors au drainage et à l’arpentage de ces terres. Une fois aménagé, le quartier fut peuplé par un grand nombre de fervents catholiques, pour la plupart d’origine canadienne-française et irlandaise, ce qui explique la construction rapide de la splendide basilique Notre-Dame. L’influence catholique transparaît également dans les noms de rues (St. Patrick, St. Andrew, St. Joseph), et l’avenue Guigues est un hommage au premier évêque catholique d’Ottawa (de 1847 à 1874). Comme la plupart des maisons d’origine étaient construites en bois, elles se sont détériorées avec le temps ou elles ont été la proie des flammes. Il fallut attendre 1843, année où les habitants de la basse ville furent autorisés à acheter leurs maisons, pour que les habitants commencent à investir dans des matériaux de construction plus durables.

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Photographie de la Maison mère des Sœurs Grises de la CroixEnlarge

[Source: Maison mère 1885 3, Archives des Sœurs de la Charité d’Ottawa.]

Premier hôpital non confessionnel de Bytown

C’est en juillet 1846 que Mère Bruyère adressa une pétition au marquis d’Anglesey, chef d‘état-major des armées britanniques, pour obtenir un terrain et une subvention pour construire un hôpital non confessionnel à Bytown. L‘édifice que l’on voit ici succédera au modeste bâtiment du 167, rue St. Patrick dans la basse ville. Bien que la Maison mère des Sœurs Grises de la Croix fût établie en 1845, cette photo montre l’hôpital tel qu’il était en 1885. Cet hôpital existe encore aujourd’hui, à l’angle des rues Sussex et Bruyère, à quelques pâtés de maisons au nord du marché By d’Ottawa.

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[Source: Pipe « Mugrun », 1820-1840, argile et bois, Musée Bytown, J8.]

Durée: 15 secondes
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Pipe en argile

Les pipes en argile étaient très répandues à l‘époque et se remplaçaient facilement en cas de perte ou de bris. Cette pipe en bois et en argile a été découverte lors d’une fouille archéologique au poste d‘éclusage Clowes sur le canal Rideau. Elle appartenait probablement à un ouvrier du canal.

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[Source: Lampe à huile, XIXe siècle, fer, Musée Bytown, L45.]

Durée: 10 secondes
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Lampe à huile

Les lampes à huile sont des lampes simples, sans globe, contenant de l’huile et une mèche. Elles étaient d’usage courant au XIXe siècle, surtout parmi les classes pauvres. Ces lampes se composaient de deux parties. La première contenait l’huile dans un réservoir avec la mèche enroulée. La seconde, que l’on voit ici, servait à récupérer l’huile qui s‘écoulait de la mèche ou du réservoir lorsqu’il était trop plein.

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Photographie montrant des hommes vendant du bois dans la basse villeEnlarge

[Source: Wood market, Ottawa, Ont. Fonds John Boyd, John Boyd / Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1971-120 NPC, PA-085978.]

Émeutes du Stoney Monday

Il y avait beaucoup d’agitation politique à Bytown, et au plus fort des bouleversements survint un événement majeur que l’on appellera les émeutes du Stoney Monday (le lundi des pierres). À l‘époque, le débat politique tournait autour du choix du futur site du siège du Parlement, et Bytown fut choisie pour une visite exploratoire de lord Elgin. En prévision de cette visite, les habitants de Bytown se réunirent pour préparer un accueil non partisan au gouverneur; cependant, les divergences profondes entre conservateurs et réformistes ne purent être écartées. Les réformateurs ne voulaient pas de cette visite, et la discorde amena les deux camps à se lancer des pierres de part et d’autre jusqu‘à ce qu’un homme, David Borthwick, tombe mort au sol. Cet incident provoquera une émeute qui se poursuivra plusieurs jours et qui exacerbera les tensions. Cette photo datée du 2 janvier 1922 montre l’endroit où les émeutes du Stoney Monday se produisirent le 17 septembre 1849. Les rues de la basse ville restèrent dangereuses de nombreux jours après cet événement particulièrement violent.

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