Hôpitaux et commémoration

Bytown n’eut pas de centre médical dédié avant 1826, année d’ouverture d’un petit hôpital sur Barrack Hill. Réservé au début au personnel militaire, l‘établissement réservera par la suite des lits aux civils. En 1828, une hausse fulgurante du nombre de malades et de mortalités obligera les autorités à cesser de transporter les corps à Hull, où ils étaient enterrés jusque-là. On ouvrira donc un cimetière temporaire à Bytown. Comme les groupes religieux jouaient un rôle de plus en plus grand dans la communauté, ils ouvriront un nouveau cimetière permanent sur la Côte-de-Sable, une zone située juste au sud de la basse ville, à l’emplacement actuel de l’Université d’Ottawa. Les historiens estiment qu’environ 500 travailleurs – pour la plupart anonymes – succomberont à la maladie durant la construction du canal. En 2004, une croix celtique sera installée à proximité des écluses d’Ottawa pour rappeler le coût humain de la construction du canal Rideau et honorer la mémoire de tous les travailleurs oubliés dont le lieu de sépulture demeure inconnu.

Points d'intérêt

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[Source: ‘Artiste inconnu,“Land necessary to be retained for Military purposes”, The National Archives of the UK, MPH1-1155 (1).]

Durée: 10 secondes
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Cimetières

En raison de la forte hausse du nombre de décès en 1828, un demi-acre (moins d’un quart d’hectare) de terrain – situé près des actuelles rues Elgin et Metcalfe dans le centre-ville d’Ottawa – fut transformé en cimetière. Une fois dégagé, le terrain fut délimité par une clôture de 3 mètres (10 pieds) en poteaux de cèdre effilés retenus ensemble par des clous de fer. Le cimetière fut divisé en trois sections, de façon à séparer les morts selon leur religion : presbytériens, anglicans ou catholiques. Bien qu’on ne la voie pas ici, une quatrième section réservée aux méthodistes fut ajoutée plus tard. Un plus grand cimetière finit par être aménagé là où se trouve aujourd’hui le quartier Côte-de-Sable. Seules les personnes qui en avaient les moyens pouvaient repérer le corps de leurs êtres chers. Ces premiers cimetières étaient uniques en ce sens que presbytériens, anglicans, catholiques et méthodistes étaient enterrés côte à côte, ce qui n‘était pas pratique courante en Europe.

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[Source: “Un hôpital sur Barrack Hill” [Animation]. Dr. Stephen Fai. Carleton Immersive Media Studio. 2012.; LCL Sedley, “Bytown C.W. Plans, elevation and sections of the Barracks”, [1852], Bibliothèque et Archives Canada, NMC-0023053.]

Durée: 36 secondes
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Un hôpital sur Barrack Hill

Dès l’automne 1827, le lieutenant-colonel John By approuva un contrat pour la construction d’un hôpital de pierre de deux étages (33 m sur 21 m [108 pi sur 70 pi]) sur Barrack Hill. C‘était devenu une nécessité compte tenu des conditions de vie et de travail dangereuses et imprévisibles qui prévalaient. L’hôpital fut terminé en novembre au coût de 700 livres. Il était situé à l’emplacement actuel de l‘édifice de l’Ouest du Parlement. Comme l’hôpital ne comptait que 20 lits, la priorité était accordée aux employés permanents du Board of Ordnance. Même lorsque des lits étaient libres, les travailleurs étaient souvent privés de soins médicaux professionnels en raison du coût élevé des soins. Lorsque l‘épidémie de malaria atteindra un niveau critique en 1828, le lieutenant-colonel John By fera admettre les malades les plus gravement atteints à ses propres frais. Le Board of Ordnance finira par lui rembourser ses dépenses, mais rejettera sa recommandation d’instaurer un régime d’assurance maladie de base pour les travailleurs. Le Board recommandera plutôt que les entrepreneurs de chaque chantier trouvent leurs propres façons d’aider les travailleurs malades ou blessés pendant les travaux.

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Photographie de la sœur supérieure, mère BruyèreEnlarge

[Source: Sister Superior, Mère Bruyère. William James Topley, Topley Studio, Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition 1936-270 NPC, C-004023.]

Les Sœurs Grises de Montréal

En 1832, l’année de l‘épidémie de choléra, un petit bâtiment de bois fut construit à l’angle ouest de la promenade Sussex et de la rue St. Patrick en guise d’hôpital temporaire où seraient soignés les malades non militaires. Une fois l‘épidémie terminée, le bâtiment laissé à l’abandon finit par être démoli. Ce n’est pas avant 1845 que la population pauvre et malade de Bytown aura accès à des soins de santé abordables, avec l’arrivée à Bytown d’un groupe de Sœurs Grises de Montréal, dirigées par Élisabeth Bruyère (que l’on voit ici). Les Sœurs Grises furent profondément émues de l’accueil chaleureux reçu à Bytown.

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Le quai du choléra«