Introduction

Si certains travailleurs ont perdu la vie à la suite d’un accident de construction (souvent causé par une manipulation imprudente de la dynamite), la maladie fut de loin la première cause de mortalité durant la construction du canal Rideau. Au début des travaux, la malaria a emporté des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants. Aussi connue à l‘époque sous le nom de « fièvre et grands frissons », cette maladie débilitante était présente en Ontario depuis plus de 200 ans. Elle a toutefois trouvé un foyer de développement de choix dans les zones de construction marécageuses du canal, qui formaient des aires de reproduction idéales pour les moustiques, principaux porteurs de l’infection et responsables de la transmission. La variole, le charbon, la dysenterie et le choléra firent également des ravages à Bytown et sur le tracé du canal. Les options de traitement étaient limitées, et l’accès aux soins faisait souvent l’objet d’une discrimination selon la classe sociale. Au final, la maladie aura causé pas moins de 500 décès durant la construction du canal. Quelques-unes de ces victimes reposent dans les cimetières de l’Ontario, mais bien d’autres ont été enterrées dans des fosses anonymes.

La malaria»