Problèmes de communication

Le lieutenant-colonel John By avait le pouvoir de prendre toutes les grandes décisions relativement à l’envergure du canal, aux coûts, à la main-d‘œuvre et à l’organisation du travail, mais sa maîtrise d‘œuvre du chantier était largement limitée par les ressources financières qui lui étaient allouées par ses supérieurs. Le Trésor britannique finançait la construction du canal Rideau pour protéger ses intérêts coloniaux, mais son Board of Ordnance tenait les cordons de sa bourse bien serrés. Les propositions d’amélioration et d’agrandissement que By soumettait au regard des plans existants faisaient souvent l’objet d’un rejet catégorique pour des raisons financières. De plus, les longs délais d’acheminement du courrier occasionnaient souvent des malentendus et de coûteuses erreurs. Les 5 000 km que chaque lettre devait inévitablement parcourir prenaient deux mois ou plus, à quoi s’ajoutait le temps que le Board of Ordnance prenait pour étudier les demandes; par conséquent, les demandes de By arrivaient souvent alors même que de nouvelles restrictions étaient en transit depuis Londres. Par exemple, By soumit sa proposition d‘élargir les écluses alors même que l’ordre d’en réduire la largeur était en route pour le Canada. Quand le Board of Ordnance approuva finalement l‘élargissement des écluses, la construction avait déjà commencé, et les travailleurs furent contraints de démolir les nouveaux ouvrages de maçonnerie pour ensuite tout recommencer. Le débat sur la largeur des écluses s‘étala sur plus d’un an à cause de ces délais et de ces problèmes de communication, à la grande frustration de tous les intervenants.

Points d'intérêt

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[Source: Bibliothèque et Archives Canada, MG-13-WO55, volume 44, page 202.; Bibliothèque et Archives Canada, MG-13-WO44, volume 18, page 107.; Bibliothèque et Archives Canada, RG 8, volume 44, page 202.]

Durée: 1 minute, 00 secondes
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Lettres de By au Board of Ordnance

Ces trois lettres donnent une bonne idée des défis que la planification du canal Rideau pouvait représenter à une époque où l’acheminement du courrier prenait un temps fou. Envoyée au général Mann et au Board of Ordnance le 13 juillet 1826, mais reçue en août seulement, la première lettre de By était un plaidoyer pour l‘élargissement des écluses. By ne savait pas que le Board of Ordnance lui avait déjà clairement signifié, dans une lettre envoyée le 21 juin, de commencer les travaux d’après les dimensions originales déjà approuvées, mais cette lettre ne lui parvint qu’en septembre. Pendant l’année que dura cette joute épistolaire, il se fit d’autres études et d’autres devis. Dans sa troisième lettre datée du 1er novembre 1827 et reproduite ici, By mandate le lieutenant Pooley pour présenter sa proposition finale et son devis révisé en personne, dans l’espoir que celui-ci, en pleine connaissance du dossier, parviendra à convaincre le Board of Ordnance.

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[Source: “Édifice des Royal Engineers” [Animation]. Dr. Stephen Fai. Carleton Immersive Media Studio. 2012.]

Durée: 12 secondes
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Édifice des Royal Engineers

Utilisé pour entreposer des matériaux de construction, des outils et d’autres équipements, l‘édifice des Royal Engineers était aussi le bureau central du chantier du canal Rideau. L‘étage était divisé en bureaux où travaillaient les ingénieurs du lieutenant-colonel John By. Tous les dessins, plans et devis relatifs à la construction du canal se faisaient sur place. Même chose pour la correspondance.

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Croquis d’un bateau à vapeur amarré au quai de la baie d’entréeEnlarge

[Source: John Henry Walker (1831-1899). © Musée McCord. M930.50.7.868. Estampe. Canal Rideau.]

Délais de livraison

Toute correspondance échangée entre Bytown et Londres devait inévitablement traverser l’océan Atlantique en bateau, un voyage déjà long qui se prolongeait souvent à cause de la météo et d’autres imprévus. Lorsque ces bateaux arrivaient enfin à un port important, les lettres prenaient encore du temps à parvenir à leur destinataire. Par exemple, Montréal était le port important le plus proche de Bytown, et de là, les lettres envoyées depuis Londres prenaient souvent encore un certain temps avant d‘être remises entre les mains du lieutenant-colonel By.

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Le débat sur la largeur des écluses» La défense des Canadas«